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Publié par Charilogone Média

                        La semaine Charilogone du 08 Aout 2017

La semaine a été musclée selon l’actualité qui l’a marquée, une vingtaine de chefs de partis politiques de l’opposition à leur tête le chef de file Saleh Kebzabo, ont été violement expulsé de la ville de Moundou dans le Logone Occidental par les éléments de forces de défense et sécurité lourdement armés.

Les leaders politiques se rendaient dans la capitale économique du Tchad pour soutenir l’un de leurs monsieur Laoukein Koureyo Médard président de la Convention Tchadienne pour la Paix et le Développement (CTPD) inculpé sans jugement depuis le 13 juillet 2017, suite à sa destitution à la tête de la commune centrale de la ville de Moundou par un groupe de conseillers municipaux.

Les agents de forces de l’ordre ont dressé un cordon pour empêcher les présidents et secrétaires généraux de formations politiques de l’opposition de rendre visite à leur camarade. Plus aberrant encore, les policiers ont confisqués les téléphones portables de chefs de partis, certains ont subi des violences et bousculades, à l’instar du président du Parti National Républicain (PNR) Mahamat Adoum. Ce dernier a été gardé à vue à Moundou avant d’être libéré.

Le comble de misère, la sortie médiatique du ministre tchadien de la sécurité publique et l’immigration Mahamat Ahmat Bachir, sur les antennes de la Radio France Internationale (RFI), qui accuse Mahamat Adoum du PNR d’avoir donné « UN COUP DE BOXE » à un agent de police, ce qui selon lui à occasionné son arrestation.

Revenus à N’Djamena dans la matinée de dimanche sans avoir pu rencontrer l’ancien maire de Moundou, les leaders de partis politiques ont dans une rencontre avec la presse condamné, ces manœuvres du régime à travers les forces de sécurité, digne de l’époque de la dictature de Hissein Habré.

Que reproche-t-on à l’ancien maire de Moundou ?

Depuis son arrestation à son domicile et son incarcération à la maison d’arrêt de Moundou, aucun motif, ni charge ou chefs d’accusations ont été notifiés contre celui qui était arrivé en troisième position lors des élections présidentielles de 2016. Cette machination, est selon les observateurs de la vie politique tchadienne, l’œuvre du régime du Mouvement Patriotique du Salut (MPS) qui n’a toujours pas accepté le fait qu’un opposant soit à la tête de la commune de la deuxième grande ville du Tchad. Ce début de la semaine encore, les membres de la famille de Laoukein Koureyo Médard à savoir deux de ses enfants et son oncle sont convoqués par les autorités judiciaires.

LA RÉDACTION

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