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Publié par Charilogone Média

La vie politique en période de transition, les préparatifs du Dialogue National Inclusif, la santé politique du PRET et la radiation du secrétaire national administratif …sont les sujets au menu de cet entretien exclusif que le leader du Parti pour le Rassemblement et l’Equité au Tchad PRET, a accordé à notre Magazine Charilogone.  

Me BEBNONE BONGORO Théophile , président national du Parti pour le Rassemblement et l’Equité au Tchad (PRET) et Conseiller National de la Transition (CNT)

Bonjour monsieur le Président, dites-nous quelle lecture faîtes vous de la situation sociopolitique en ce temps de transition ?
 

Me B Bongor Théophile : Nous nous sommes livrés à une réflexion avec ce qui s’est passé a ne pas franchir le pas.   C’est ainsi, que nous avons voulu être présent dans la comité d’organisation du dialogue national inclusif CODNI et prendre aussi notre place là où les gens estime que nous pouvons être présents au conseil national de transition. 
Étant dans ce deux postes et ce qui nous avait permis d’évoluer , d’étudier , d’observer  que ce  choix était bien fait. Bien fait parce que, si nous étions carrément dehors, on ne pouvait pas savoir certaines choses. Dès qu’ils vont décider sur notre sors. 
La condition dans laquelle même le pouvoir a été transféré sont sortis de la moule de ce qui est légal.  C’est  ce qui a fait que l’impératif  sécuritaire a primé sur la légalité parce que le dauphin constitutionnel a renoncé aux prérogatives qui sont les siennes, donc fallait-il inventer quelque chose pour que le Tchad aille de l’avant  et ne disparaisse pas avec son refus. 

Certains de nos frères bon en mal,  ont mal choisi  et bien choisi, nous nous sommes pris à comment apprécier et nous en tirons les conséquences parce que on vas nous demander une sorte d’un bilan d’État . Voilà l’équipe  s’est mise au travail, nous sommes aujourd’hui  à quelques jours du dialogue national inclusif. 
Ce dialogue national inclusif ne peut avoir lieu sans les frères qui ce sont fâchés. Se fâcher pour moi c’est d’être en conflit avec la loi parce que, quand on prend une arme, on est en conflit avec la loi. Quand vous prenez une arme pour pouvoir tirer sur les gens , vous devenez des citoyens illégaux parce que vous êtes en rébellion lorsqu’on vous voit, on doit vous traiter comme tél. 

Donc le gouvernement de transition a fait les efforts de pouvoir accorder l’amnestie à certains et ceux qui n'ont pas été jugé dans ce corps de décision qui était limitatif parce qu’ils étaient à peine trois cent, quatre cents quelques personnes et le moment venu, ils vont bénéficier de la grâce. 
Maintenant, l’inquiétude qu'ils subissent, en dépit de la tranquillité qui est maintenu depuis le 20 avril 2021 à la date d’aujourd’hui avec la situation sécuritaire de nos frontières qui ont été effectives. 

Au niveau intérieur, je pense que l’État a un peu levé le pied dans certaines de nos régions et campagnes, ce qui a occasionné ce qui s’est passé à Abéché, Sandana et bien d’autres provinces . Par ce que vous savez que ces foyers se sont multipliés, et l'omerta  prime sur tous les restes. Ce qui fait que il y a forcément eu des abus , des nombreux abus qui ne nous ont pas parvenus.  

Parce que vous les gens de la presse, nous avons besoin des informations. C’est d’abord vous qui nous servaient la matière première pour nous permettre de  soit donner notre position, soit un fait pour le gouvernement soit lancer l’alerte  parce que la politique c’est un ensemble, on ne doit pas laisser ça seulement aux gens de droit de l’homme. 

Comme nous voulons le bien-être de la population, actuellement ce qui porte atteinte à leur vie, qui freine les libertés publiques doivent être relevés pour être dénoncé, c’est ça le rôle d’information que nous voulons. Voilà de manière résumée ce qui a pu paraître comme mon impression sur ce que c'est aujourd’hui de la vie de la nation

Au sein de votre formation politique, l’actualité récente renseigne que l’un de cadres du PRET  a été radié, dites-nous un peu le motif de cette radiation ?

Me B Bongor Théophile : Vous êtes sans ignorer  qu'une formation politique sérieuse de ce nom n'a pas besoin de s’encombrer de la présence des cadres qui utilisent souvent leurs positions pour œuvrer dans leur promotion personnelle. C’est regrettable de parler des choses comme ça. J’aurais pu vous dire que c’est une crise de croissance parce que le parti que je dirige a vite grandi.
 

Si vous voulez en trois ans , il y a certains de nos aînés qui ont vécus trente ans qui n'ont pas eu notre parcours, parce que en trois ans, nous étions face au membres de  l’opposition les plus influents, nous dû faire plier  l’échine au point de nous imposer comme l’unique candidat de l’opposition. Chose unique en Afrique Centrale. Quand bien même que c’est fini un peu en queue de poisson, ça a fait quand même tâche pour  ne pas dire que cela a fait date au point que nous avons actif de notre bilan à garder.

Alors d’où sors-t-il qu'il y a une envie de pouvoir tout de suite accéder à des emplois avec point de mire à avoir une situation financière améliorée ?.  

Le monsieur en question, membre d’une profession libérale en vue, ne doit pas avoir un agenda caché pour pouvoir bénéficier d’un autre emploi parce qu'il y a pas mieux que d’être dans ce corps où vous n’êtes pas tenu fortement à la réserve comme le fonctionnaire. Vous parler comme vous voulez, ce n'est  pas donné à tout le monde. 

Et sans oublier l’aspect amélioration de conditions de vie pour ne pas dire matériels, si vous faites bien votre travail. Voilà, nous tous, responsables, notaires, avocats, huissiers  et des différents experts auprès de la cour d’appel sommes régis par les mêmes exigences et avons aussi d’un côté les mêmes possibilités de pouvoir nous faire de l’argent en tenant compte de l’éthique  et de la déontologie de notre profession. 
Donc, c’est ce qui fait normalement que la convoitise d’un poste au niveau politique ne devait pas beaucoup de plus s’infiltrer dans nos affaires.

Donc, je ne vous donne pas les preuves de ce que je dis mais, presque logique que ça soit cela.  Je pense que c’est quelque chose générale dans les partis, et dans les documents même de base où il est écrit simplement que la démission est libre, tout comme l’adhésion.

A-t-on forcément besoin de mettre où d’installer , soit apporter une crise dans un parti pour quitter, ça c’est ce qui a plu au choix du bureau politique national qui s’est réuni en conseil de discipline de manière extraordinaire où à l’unanimité  de 15 membres présents ayant satisfait du corrome a décidé de son exclusion avec poursuite même normalement. 

C’est vrai qu’il détient nos documents, parce qu’en réalité son poste  n’est pas si important comme il le présente. Il est un archiviste national. Chez nous on n’a pas un poste de Secrétaire Général. Mais il fait naître dans les colonnes de la presse mais non, c’est un secrétaire national administratif.

Ça veut dire qu’il centralise tous les documents de la base jusqu’à  la date de ce jour et les statuts, il est un archiviste national. Donc la seule obligation qu’il a  c’est de faire la synthèse de tout ce qu’il reçoit de façon hebdomadaire, mensuellement , trimestriellement ainsi de suite, selon le calendrier qui gouverne les activités des formations politiques. 

Nous savions justement que c’est la période où il devrait travailler en terme de rapport à présenter à  chaque rencontre, arrêter une périodicité de deux semaines qu’on appelle les réunions statutaires de bureau politique national où nous venons sans ordre du jour . 
 

N’avait-il pas une tribune pour pouvoir exprimer ce qu’il est allé faire ?  
 

Avec toutes ces possibilités, avons-nous besoin fortement d’inviter la presse, sans avoir épuisé les échanges au niveau interne  pour tirer sur le parti tel qu’il a fait ? et c’est mal venu parce que nous sommes à une période où, c’est vrai que les activités politiques sont en période de latence.   

Mais, nous sommes l’une des formations politiques en vue parce que dans nos rangs, nous n’avons pas des détourneurs de déniers publics, parce que ce sont généralement les gens un peu libres qui alimentent le parti avec un gros contingent des enseignants. Les gens libres de penser, libres de paroles. Donc, on a voulu un peu construire autour de ses entités là, notre formation politique en pensant que cela pouvait faire mousse franchement. 

Donc, cela nous a surpris que ce qui pouvait se dire à l’interne soit apporté sur la place publique, alors qu’il est quelqu’un  qui détermine toutes nos documentations, qui devait écrire chacune de nos activités. Mais on a remarqué par la suite que le parti n’avait pas de mémoire, et ça fait presque trois mois qu’il  a suspendu sa participation. 

Nous avons au sein  du bureau de conseillers qui sont allé vers lui, et qui nous ont pas apporté un résultat positif.  Nous avons été surpris comme tout le monde le weekend dernier qu’il puisse inviter la presse pour dire des choses  en réalité qui sont les contres vérités. 

Nous ne sommes pas empressé de lui répondre parce que, nous sommes responsables. Mais, nous avons déjà commencé depuis avant-hier  avec la mesure qui s’était imposée  parce que ce n’est rien d’autre que la trahison. Trahison simplement parce qu’il n’a pas seulement  divulgué certaines choses du bureau mais il assigné de contres vérités. Mais, ce qui est criminel c’est d’avoir demandé la dissolution de la formation politique. 

Avons-nous besoin d’un élément comme celui qui anime la vie politique donc vous vous avez besoin, vous de la presse, sur la place publique parce qu’on est soit pistonné par quelqu’un qui  se trouve un peu en difficulté  sur la terre où on chasse. Nous ne nous cachons pas, en politique chacun prend d’abord  son fief chez soi et j’ai le malheur d’avoir devant moi   des aînés qui font de la politique un emploi et comme tel, il faut mettre le petit qui est en train de monter doucement mais, sûrement en difficulté en créant un peu dans son rang des crises . 

C’est un peu cela, le chemin qui a été initié donc, lui  est porteur. Nous avons les épreuves et ça va venir parce que nous on va aller par une dose. 
 

L’opinion publique est surprise de départs ce dernier temps, qu’est-ce  qui est à l’origine  de ces démissions de membres du bureau exécutif du parti ?
 

Me B.Bongor Théophile : Ecoutez moi je réfléchis un peu comme vous aussi, n’ayons pas peur de parler de la transhumance. Dans d’autres Etats, les lois ont été prises.  Au Sénégal par exemple, vous ne pouvez pas aller dans une période entre cinq à dix ans dans trois formations politiques différentes. 

C'est  un fonds de commerce pour  les cadres parce qu’il viennent, font semblant d’être imposant, derrière eux un ensemble de l'electorat et vendent cette illusion à l’adversaire  sur les bases de fausses promesses parfois et s’il  a la chance d’être face à quelqu’un qui est né outillés financièrement de l’autre camp, on achète carrément une défection pour vous affaiblir.
 

Il y a bien d’autres  catégorie, qui est la catégorie banque, qui viennent avec l’idée de pouvoir prendre le parti et le vendre parce que en fait, c’est une marchandise. Troisièmement c’est  les aventuriers qui viennent pour voir un peu ce que vous faites avec deux options. Rester pour vous mettre en difficulté et marchander  le parti.

On ne se lève pas un matin pour penser mettre en difficulté une formation politique parce qu’on est en mission, parce qu’on a   beaucoup étudié, parce qu’on a un goût pour l’argent , parce on  des probabilités, de la grandeur, non ce n’est  pas comme ça. 
 

Nous avons  prévu dans nos textes une voix de recours où s’il  dépose sa requête , en deux mois nous pouvons lui répondre. 
 

Me BEBNONE BONGORO Théophile , président national du Parti pour le Rassemblement et l’Equité au Tchad (PRET) et Conseiller National de la Transition (CNT)

Nous nous sommes au terme de l’entretien , quel est votre mot de fin  ?
 

Me B.BONGORO Théophile : Le mot de fin, c’est justement de rebondir sur le dernier aspect, qui consiste à pouvoir quand même sensibiliser un peu les cadres tchadiens.  Pour leur dire que la politique n'est faite pour ceux qui n’ont  pratiquement rien n’a faire, non. 

Parce qu’en  réalité vous allez partir dans une entité au sein de laquelle vous vous permettez de vous prononcer sur la vie de la nation si vous n’avez  pas une autre tribune que celle-là. C’est  ce qui fait que la politique n’est  pas forcément pour ceux qui n’ont  rien n’a faire. En outre, il faut penser aussi que la perte de celui-là qui nous a amené dans le 1990 jusqu’à 20 avril 2021, a quand-même constitué un levain dans le sens de la libération de la vie politique tchadienne.

Mais, j’ai eu comme l’impression que les tchadiens n’ont pas beaucoup profité de cette situation par rapport à certains pays qui sont assez dynamique. Je veux cité, la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Cameroun voisin, même le pays le moins peuplés comme le Gabon. L’opposition gabonaise, elle est solide tant en terme de qualité, sa propulsion, dans sa composition, dans son organisation. 

Les politiciens ne sont pas plus pestiférés, c’est plutôt les gens qui pensent qu’ils peuvent en dehors de leur activité, se retirer et réfléchir sur la nation. Le seul danger qui guette cette option, c’est ce que nous vivons aujourd’hui. Parce que une formation politique, quand vous venez, c’est comme un bébé, à peine vous avez deux, trois ans, vous êtes en train de la bâtir, tout de suite, on pense que vous êtes quelqu’un qui peut mettre cette formation politique qui lui empêchera de dormir en difficulté, on vous fait des propositions factices , en réalité que si vous êtes intelligent et cela ne vous tenterait même pas. C’est le cas de notre jeune frère, pour moi peut être, il a fait un mauvais choix. 

Donc, notre porte est ouverte, s'il a la chance de venir, on ne lui demandera pas de demander pardon à la nation tchadienne non.  Je reconnais qu’il a eu tort de très vite faire un choix, qu’il n’a pas bien réfléchi  à son niveau. Voilà mes mots de fin.

Propos recueillis par O. TANGUE John

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